CONVERSATION AVEC MATHIAS CARDET

Ouvrage polémique, L’Effroyable Imposture du Rap se voulait être le livre noir de la culture Hip Hop. Le pari est-il tenu ? Rencontre avec son auteur Mathias Cardet pour un débrief bien pêchu quelques mois après sa sortie.

L'effroyable imposture du rap @LignesdeFrappe.com

Non seulement de par son ADN le rap est un compagnon de premier choix de la société marchande, mais de par l’utilisation qui en est faite il en est même un complice au premier degré. Voilà en substance la thèse défendue par L’Effroyable Imposture du Rap qui se donne pour mission de retracer une histoire alternative du mouvement Hip Hop. À l’énoncé du sujet on ne peut s’empêcher de voir dans le livre un ersatz de cet ouvrage de référence qu’est Le Capitalisme de la Séduction de Michel Clouscard qui proposait en son temps une analyse du rock. Cette comparaison flatteuse ne tient cependant pas la route longtemps. La faute à un systématisme qui fait de ce livre non pas une critique mais un pamphlet. Autre grosse lacune dans la méthode, ce « mono-déterminisme a posteriori » qui là encore gagnerait amplement à être nuancé : enchaîner les « donc » à partir d’éléments exclusifs semble parfois un peu court.

Si L’Effroyable Imposture du Rap ne remplit pas le cahier des charges qu’il s’était fixé le livre reste néanmoins une lecture à conseiller (notamment à ceux qui n’écoutent que ça), ne serait-ce que parce que dans son genre il reste un objet littéraire unique : une analyse poussée et globale du rap. Certes de la première à la dernière page le point de vue proposé ne donne pas dans la dentelle mais il a le mérite de la cohésion et de la réflexion. Merci à Mathias Cardet qui s’est prêté aux jeux des questions/réponses en acceptant un débat contradictoire par courriels interposés.

LignesdeFrappe.com : Salut Mathias, la pêche ?

Mathias Cardet : Toujours

Avant de rentrer dans le cœur du livre, pas mal de remarques quant à la forme. Tout d’abord pourquoi ne montres-tu jamais ton visage ? Une œuvre, d’autant plus lorsqu’elle est engagée, est liée à son auteur. Du coup on a peu le sentiment d’avoir à faire à un mec qui n’assume pas vraiment son propos.

Avant de te répondre plus précisément, pose toi plutôt la question du besoin que t’éprouves de me voir forcément apparaître sur le net ou la téloche, sachant que mes confs sont publiques et que je ne suis pas réfractaire à boire un café avec quiconque pour discuter ! On est arrivé à une situation où tu es obligé de faire de la représentation dans la matrice pour exister, franchement entre nous, à part une vague ressemblance avec Kirikou en plus vieux, qu’est-ce qu’on en a à foutre de voir ma gueule ?! J’assume mes propos, ça va pour moi merci. Je le dis et le répète une énième fois : j’aime voir ceux qui me voient.

Si j’ai bien compris le titre du livre est une référence à L’effroyable imposture du 11 septembre de Thierry Meyssan. Là encore pourquoi choisir ce postulat et mélanger les genres ? - auquel je n’adhère pas mais là n’est pas la question NDLR

Le titre est une trouvaille de l’éditeur. Perso, j’avais opté pour le titre « Rap Game » mais bon on a décidé de justement titiller l’intérêt en faisant référence à Meyssan. Cela dit, la thèse de mon livre n’est pas de dire que des méchants maîtres du monde se sont réunis pour créer le rap …loin de là !

Le live surtout dans sa première partie se présente comme une enquête. Les faits s’enchaînent pourtant aucune source ne vient crédibiliser ton propos. Beaucoup d’affirmations sont difficilement vérifiables. Je crois que la seule note de bas de page concerne la présentation du film Donnie Brasco… Là encore ce choix entame la crédibilité du récit.

En ce qui concerne l’absence de notes est un parti pris assumé. Je n’avais pas envie de mâcher le travail au lecteur ni à mes futurs détracteurs. Aussi justement, le premier réflexe que l’on a lorsque l’on lit mon bouquin, c’est d’aller justement vérifier si ce que je raconte ce sont des conneries ou pas. Or tu penses bien que tout ce que je dis est vérifiable, mon livre s’appuyant sur du factuel. D’ailleurs il suffit de lire les arguments de mes détracteurs justement : jamais sur le fond. Je ne dis pas que j’ai la science infuse, je laisse ça aux Cachin et à toute sa clique de fiotasses. Par contre ce que je dis c’est que je me suis appuyé sur une enquête solide pour étayer mon livre, et j’attends encore que l’on me démontre le contraire sans utiliser le point Godwin.

L'effroyable imposture du rap @LignesdeFrappe.com

Alain Soral (tête pensante de Kontre Kulture, l’éditeur) a l’habitude de ponctuer ses interventions par « le rap c’est de la merde ». Du fait de son parcours ne penses-tu pas là encore que cela éclipse le propos du livre et que tu te tires une balle dans le pied avant même la première page ? Au vue des critiques c’est dur de le nier.

Ah ben tiens le voilà le point Godwin !! Mais au fait ça éclipse mon propos auprès de qui ? La caviarde ? Le lobby des journaleux du « Montana » ? Mais on s’en fout de ces mecs-là ! Ce qui compte c’est ce qui a dans le livre et le constat qui est effectué : le reste c’est de la chouinerie d’un tout petit milieu à la con, qui ne représentent que lui-même. J’ai fait je ne sais combien de conférences depuis la sortie du livre : en province et dans les quartiers. Franchement je préfère échanger avec les honnêtes gens inquiets de la situation plutôt que les journaleux hipster.

Parlons maintenant de l’accueil du livre. À ce jour peux-tu dévoiler combien d’exemplaire ont-été vendus ?

Non, et crois-le ou pas, je m’en fous. Vous pouvez le voler ou le télécharger sur torrent 411 que ça ne m’empêcherait pas de dormi, le but c’est qu’il soit lu en vrai, qu’il tourne. J’ai une vie à côté, donc niveau oseille ça va. À vrai dire je pense que je demanderai les chiffres à la fin de l’année.

As-tu été surpris par la violence des critiques ? Qu’en retiens-tu , au-delà des erreurs factuelles ? Je trouve la critique de Cachin trop systématique mais celle des Inrocks est assez pertinente, tout comme celle de Neoboto.

Surpris ? Non du tout. Étant donné qu’ils font parties des personnes brocardées dans le livre, cette intelligentsia libéralo-libertaire puante, donc tu penses bien qu’ils vont répondre. Après c’est le biz qui veut ça, donc j’accepte le jeu, mais bon tu m’enlèveras pas l’idée que ce ne sont pas des gens de la vraie vie ces mecs-là. Faut sacrément être secoué du haricot pour défendre le rap game et nous faire passer ces mecs là pour des Céline ou Baudelaire des temps modernes.

Je me suis mis à rechercher des livres critiques. Ne les trouvant pas, j’ai donc décidé d’essayer de l’écrire moi même !

Ton livre a bénéficié d’un certain buzz à sa sortie. Ce qui dérange un peu c’est l’impression d’alliance objective qui se dégage : en échange d’une exposition tu donnes du grain à moudre aux médias qui se foutent du rap qui n’attendaient que ça. Je pense surtout à l’interview du Figaro ou à ton passage sur Radio Courtoisie.

Ouais et alors ? Tu penses que je suis dupe de ça ? Soyons sérieux. Cela dit tu penses bien qu’on avait envoyé les bonnes feuilles du livre à des médias dit de gauche (la fausse hein, pas celle de Georges Sorel) et bien figures toi que ça a été silence radio complet ! Donc bon après les leçons de morale…

Passons au fond maintenant si tu le veux bien. Quels sont les étapes qui t’ont poussé à passer du statut d’auditeur puis à t‘interroger sur le mouvement et enfin à te lancer dans l’écriture du livre ? J’imagine que le changement de logiciel ne s’est pas fait en un claquement de doigts.

On va dire que ça a été un long cheminement motivé par les expériences de Daddy Lord C de la Cliqua qui me racontait les coulisses du game de l’intérieur et ce dès 1996, et aussi de Gens comme Jo Dalton (son frère NDLR) et son équipe, qui ont côtoyé, voire protégé, beaucoup de nos stars du rap game et même américaines quand elles venaient en France. Aussi d’anecdotes en anecdotes, je me suis assez vite rendu compte à quel point tout n’était que simulacre. Encore fallait-il le prouver ! Alors dans un premier temps, je me suis mis à rechercher des livres critiques du game, et ne les trouvant pas, car ceux qui l’étaient n’osaient pas aller au bout de leurs critiques. La peur de briser le verrou antiraciste sans doute… J’ai donc décidé d’essayer de l’écrire moi même !

L'effroyable imposture du rap @LignesdeFrappe.com

L’ombre d’Alain Soral plane sur tout le livre

À te lire on comprend que le rap est criminel/fautif dans le sens où il détourne les populations des quartiers de la révolte que devrait engendrer leurs conditions de vie. Mais question va peut-être te surprendre mais en quoi est-ce dommageable ? Une révolte brute c’est les émeutes de Watts en 92 à LA ou celles de 2005 en France : des pauvres qui s’en prennent à d’autres pauvres. In fine cela ne fait pas avancer les choses. Que le pouvoir politique (qui coopte ce mouvement en grande partie si l’on suit ta thèse) s’emploie à éviter l’irruption de la violence dans l’espace public me paraît responsable.

Oui sauf que les émeutes de 92 aux USA et de 2005 en France sont justement contaminées par l’idéologie rap qui s’est bien chargée de « déconscientiser » leurs colères légitimes et de la transformer en une fureur nihiliste. Prends juste pour exemple les émeutes « pré-rap » de 68 aux US et de 81 en France, qui elles étaient conscientisées, et tu verras que leurs résultats étaient effectifs. On n’a pas attendu le rap pour se bouger dans les quartiers populaires, loin de là. Malheureusement il y a eu le rap pour nous baigner dans un simulacre de lutte contestataire à une époque où on a besoin d’un radicalisme authentique.

N’es-tu pas victime de deux écueils. Le premier, en tant qu’auditeur des années 80/début 90, ne t’es-tu pas laissé bercer par le doux discours du rap revendicatif ? Franchement on a peu le sentiment à lire le bouquin d’assister à la revanche de l’auditeur ingénu. Or mis à part les sympathisants du PS rare sont ceux qui ont cru ou croient encore à l’aspect révolutionnaire du rap. C’est juste une musique de club ou pour les caisses, mais toi tu l’ériges en gigantesque promesse non tenue.

Ouais et bien je t’invite à faire un tour dans les quartiers mon ami. C’est tout ce que je peux te dire. Force est de constater l’impact du rap game. Tu peux continuer à faire comme, mais c’est une réalité. Si le rap game a pu être ce qu’il est aujourd’hui c’est parce qu’il s’est présenté comme porteur d’espoir de tout un pan de la communauté nationale, dite banlieusarde. C’est ce qu’il s’est passé dans les années 90. Époque où justement le rap de club ou pour les caisses comme tu dis était ostracisé et totalement rejeté.

Tout est politique !

Deuxième écueil : n’idéalise-tu pas les rappeurs et d’une certaine façon le public des banlieues ? C’est beaucoup attendre d’eux qu’ils se sortent de leur condition de précaires, popularisent un nouveau style musical, développent un corpus idéologique puis reprennent en main le système. Je caricature mais ne les enfermes-tu pas dans le mythe du bon sauvage malgré toi ? Les purs sont trahis par une élite, la banlieue est remplie de penseurs révolutionnaires déchus, les rappeurs authentiques sont terrassés par le système… Le rap a toujours été une musique d’intégration, pas de révolution. Les immigrés sont avant tout des êtres économiques avant d’être des acteurs politiques.

Je n’idéalise pas la banlieue, mais elle est le lieu où du fait d’une immigration massive représentée par nos parents, il y résidait encore, jusqu’au début des années 90, des valeurs dites traditionnelles inculquées par ces mêmes parents. Respect, travail, patriarcat, religion, famille soit autant de remparts à la logique marchande dont le but est d’atomiser l’individu pour en faire une proie plus facile à intégrer. C’est d’ailleurs cette logique qui fait que la France Rurale a par ailleurs été aussi durement attaquée. Ainsi le rap a permis d’achever ces valeurs inculquées par nos parents en étalant l’éloge de la modernité, modernité étant entendu ici par l’Américan way of life. Et on arrive à des situations où rappeurs et auditeurs pensent pouvoir allier islam et rap gamerie, alors que cette dernière participe à la perversion de la première.

Pour continuer sur le sujet un des gros reproches que tu fais au rap c’est finalement de proposer une continuité de l’American way of life. Sans être un fana du libéralisme je trouve cette intégration positive. Là encore on ne peut pas tout attendre d’une frange de la population qui vit la survie au quotidien. Les brimer pour leur aspiration à l’intégration au nom d’idéaux politiques me parait un brin irresponsable, voire assez bourgeois. Quelque part c’est enfermer le rap et son public dans une marginalité beaucoup plus perverse (économie parallèle, tribalisation encore plus poussée, etc.)

T’es libre de tes propos, moi ce n’est pas un modèle de société qui me convient. Pour faire simple, la société de l’usure, ce n’est pas ma came. À partir de là, ce que toi tu appelles intégration, moi j’appelle ça désintégration. Alors évidemment comme on est dans une période où c’est ce modèle de société qui prédomine, ça peut paraître irresponsable pour les mecs comme toi, mais il n’est pas dit que la situation ne change pas du jour au lendemain : les encouragements que je reçois quotidiennement et l’exemple du succès de sites comme Égalité & Réconciliation ou celui de Dieudo me donne espoir.

Une chose qui me titille un peu c’est ta critique systématique du « having fun ». Je comprends que quand l’industrie te vide la tête c’est souvent pour mieux te la remplir d’une autre façon. Mais écouter Ain’t nothing but a G thang c’est un pur moment de détente et le rap a une force d’entertainment énorme. En soi c’est une qualité, mais le livre se montre sans arrêt suspicieux sur ce point. Je pense que nombreux sont les auditeurs, qui une fois passé l’adolescence, considèrent le rap comme une musique régressive au bon sens du terme. Tout n’est pas politique.

Faux, tout est politique au contraire. Le « having fun » est le signifiant qui a été théorisé dans les années 70 et appliqué depuis les années 80, pour que l’industrie marchande puisse nous vendre ses salades tout en cachant son but premier : le profit. Aussi tu arrives à des situations où tu as un Steve Jobs qui pour te rendre dépendant de choses dont tu n’as pas besoin, va argumenter son discours commercial par des « Ceci est une révolution, prenons du plaisir, blablabla ». C’est la même logique dans le rap. Qui s’explique assez facilement car je démontre dans le bouquin qu’ils sont tous issus de la même matrice idéologique : le marcusiannisme.

Arrives-tu encore à écouter du rap sans intellectualiser ? Un bon banger ça te fait toujours bouger la tête ? Et d’ailleurs quels sont les sons que tu écoutes dernièrement ?

Ben oui bien sûr. J’ai le même rapport avec le rap qu’avec mon paquet de cigarettes. Je suis un drogué. En rap français j’écoute tout, même si je préfère m’attarder maintenant à ceux qui font le taf intelligemment La Razzia, Kimto Vasquez, Mysa (ci-dessus), Edel Hardiess, etc. Et en ricain par contre, bon ben Yeezus forcément, Lupe Fiasco, Stalley, Joey Badass et d’autres.

Gardez son authenticité artistique et son indépendance financière, c’est largement possible de nos jours

Tu mentionnes à la fin du livre des rappeurs authentiques que tu apprécies (Gangstarr, Lupe Fiasco…). Quelle est selon toi la définition d’un rappeur authentique ? Ne pas vendre de CD, ne pas passer en radio, ne pas se mélanger, s’habiller tout en noir… ?

Drôle. Mais pas si con après tout…ne pas passer en radio, ne pas passer à la télé, ne pas s’inscrire à la radio, tout en gardant son authenticité artistique et son indépendance financière, c’est largement possible de nos jours. Et ça a même un nom : Dieudonné.

Quels sont tes projets pour la suite ? Un nouveau livre ?

Mon troisième livre: Je suis complotiste (De A jusqu’à Z) Qui sera un abécédaire revisitant la culture popu des années 70 jusqu’à nos jours. Soit de Albator à DragonBall en passant par le Barca et The Wire !

Dernière question, quel est ton article préféré sur le site et pourquoi ?

Ton article Sexion d’Assaut, trop teu-bée pour rapper m’a fait beaucoup rire dans la forme, et je l’ai trouvé très pertinent sur le fond !

C’est tout pour moi, merci Mathias.

L'effroyable imposture du rap @LignesdeFrappe.com

En conf’ avec le frangin Jo Dalton

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3 Comments

on “CONVERSATION AVEC MATHIAS CARDET
3 Comments on “CONVERSATION AVEC MATHIAS CARDET
  1. Ca ne m’étonne guère que ce soit édité chez Kontre Kulure. Son raisonnement est rempli d’amalgames, et affubler le rap (ou tout autre courant musical d’ailleurs) de tous ces maux, c’est tout simplement une allégorie stupide (pour lui le rap c’est un méchant bonhomme, avec un sweat capuche et un grillz, qui déambule dans les quartiers pour détourner une population en difficulté de sa révolte).

    Ses propos sont remplis de démagogie à la Alain Soral. On retrouve exactement ce type d’amalgames dans les propos de Soral, qui, en colère plus ou moins contre le monde entier, regroupe des personnes et/ou des choses très différentes pour établir des entités qui n’existent pas (les méchants juifs, la France sioniste, l’establishment, j’en passe et des meilleurs).

    D’un autre point de vue, ce n’est pas inintéressant d’avoir une sorte d’antithèse du rap. Dommage que ça tombe dans une telle caricature. Là, ça pue l’extrême-droite, c’est tout.

    +1 pour sa théorie sur le fondement du « having fun », qui est à mourir de rire. Afrika Bambaataa & Steve Jobs, c’est magouille et compagnie, c’est clair.

    • C’est vrai qu’on retrouve beaucoup d’emprunt de vocabulaire à Soral… Après le qualifier d’extrême droite je n’irais pas jusque-là, déjà parce que ça ne veut pas dire grand chose…

      Tu remarqueras que je suis loin d’adhérer à l’intégralité de son propos même si je dois lui reconnaitre une certaine pertinence, notamment parce que nous avons certaines références littéraires communes.

      Et puis il faut reconnaitre à Cardet d’avoir eu la cordialité de répondu à toutes les questions. On ne peut pas dire que l’interview lui sert la soupe.

      Pour les autres sujets, je t’invite à lire l’article sur Dieudonné qui sera publié dans quelques temps ;)

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